Catherine
Morency,
nouvelle
éditrice déléguée

Nouvelles par MNBAQ
20 août 2015

L’équipe du Musée national des beaux-arts du Québec est fière d’accueillir dans ses rangs Catherine Morency, à titre d’éditrice déléguée. Pilotée par la direction des expositions et de la médiation, elle coordonnera l’ensemble des activités reliées à la politique éditoriale des publications du MNBAQ (catalogues d’exposition, ouvrages relatifs aux collections et à la recherche, livres électroniques et les publications institutionnelles). 

Catherine Morency, en bref

Catherine Morency est titulaire d’un doctorat en littérature de l’Université de Montréal et d’un post doctorat en recherche-création de l’Université du Québec à Montréal. Ses recherches portent plus particulièrement sur les rapports entre texte et image, notamment dans l’œuvre de Roland Giguère. Elle jouit de plus de 15 années d’expérience dans le domaine de l’édition, tant à titre d’éditrice et d’ajointe à l’édition (Varia, Hexagone, Nota bene, Typo), de rédactrice en chef (Livre d’ici, formats papier et Internet), de lectrice pour diverses maisons d’édition, de coordonnatrice adjointe au Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) que de secrétaire de rédaction (revue Études françaises). Auteure, elle a publié un essai intitulé Poétique de l’émergence et des commencements. Les premiers écrits de Miron, Lefrancois, Gauvreau, Giguère et Hébert (Éditions Nota Bene, 2014) et un autre intitulé Marie Chouinard, chorégraphe (Varia, 2006). Elle est également chargée de cours depuis 2005 au département d’études de langue française à l’Université de Montréal.

Tout le personnel du Musée lui souhaite bonne chance dans ses nouvelles fonctions qu’elle intègrera dès le 24 août 2015.

3 Commentaires

message pour Catherine Bonjour, Je vous ai entendu à RVM. Ce fut un grand plaisir de connaître votre travail et votre parcours. merci.

claude sabourin

Bonjour, Félicitations. J'espère que Madame Morency pourra continuer d'écrire de si merveilleux ouvrages. Bien cordialement, AC

Aalin Cognard

À Catherine Morency au sujet de son livre Les musées de l’air Chère Catherine, Je profite de l’accalmie de ce dimanche pour t’écrire combien ton récent livre de poésie, Les musée de l’air (quel beau titre!) m’a touché. J’y admire ta maîtrise de l’écriture, la force des images que tu convoques et la mémoire des lieux de ton voyage vers Itaque, la douleur ayant traversé le langage jusqu’à ta voix personnelle. Car, après tes deux premiers recueils, où ton écriture explorait les étonnements de langage, voici que tu arrives à une poésie personnelle, qui pourtant ne le cède en rien à la forme et à l’architecture du texte, ni à la force de l’image, ajustée à l’ombre portée d’une mémoire allusive. J’ai reçu ton livre avec émotion, contrairement à l’ami Hugues Corriveau dans son bref commentaire du journal Le Devoir (24-07-16), quand il affirme que tu n’es qu’une savante de la poésie. Tu es certes une savante exégète confirmée, avec des livres superbes et riches d’enseignement comme L’atelier de ‘L’âge de la parole’ et Poétique de l’émergence et des commencements, entre autres ouvrages. Mais aussi, ton livre de poésie, Les musées de l’air, m’a touché à chaque page, dans l’avancée de chacune des étapes du voyage. D’abord, ton épigraphe de Knut Hamsun, poète et personnage contradictoire et nordique, n’est certes pas gratuite. Ensuite, j’adore tes liminaires, forts poèmes de cristallisation, qui portent l’équilibre et la lumière de ta recherche poétique. Ce livre des «arrachements» nous conduira à ce qui fonde la vie, à la gloire de la lumière contre l’ombre, mais là où «une voix murmure parmi les ronces» de «la folie des choses». Me happe l’âpreté de haut vol de la première partie du livre, «L’asile des rameurs», sur l’aile de la mémoire et surplombant l’architecture des villes qui balisent le voyage. Ensuite, l’évocation de «la forêt antérieure», où la fluidité de l’écriture et le déploiement du poème éclairent «le faciès de l’effroi», habitent la redoute des violences et démêlent «quand se détache / l’ombre de la lumière». Avec «Narcisse incendié», le ton de l’injonction est saisissant : «crache ta foudre», dit le poème. Et je tiens la conclusion de cette partie, les poèmes des pages 50, 51 et 52, parmi les plus forts que j’ai lus sur la naissance, la vie et le destin. La vibration de ces textes amène ces «chevaux» de la suite du voyage jusqu’à la promesse de l’héritage. L’évocation d’un «Caravage mis à nu» dépasse le voyage de la peur jusqu’à la vie retrouvée et jusqu’au don de la mère poète de ce livre «Pour Simone». Ce livre, kaléidoscope dans son écriture, scintille au-delà de la mémoire du voyage. La lumière de ces Musées de l’air a gagné sur l’ombre. C’est un livre des naissances. Oui, chère Catherine Morency, tu as «recousu la trame de ton avènement». Oui, tu as trouvé une voix personnelle, ajustée à ta propre douleur de vivre. Tu t’es tracé un chemin ouvert à travers le langage. Merci, poète. Jean Royer 24 juillet 2016.

Jean Royer

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