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Berthe Morisot Femme impressionniste

21 juin 2018 au 23 septembre 2018
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Le Musée national des beaux-arts du Québec, la Fondation Barnes (Philadelphie, Pennsylvanie), le Dallas Museum of Art (Dallas, Texas) et le Musée d’Orsay (Paris, France) annoncent l’exposition itinérante consacrée à une artiste majeure du mouvement impressionniste français, Berthe Morisot (1841-1895).

Organisée conjointement par les 4 institutions, l’exposition Berthe Morisot, femme impressionniste explorera les tableaux de figures et les portraits qui dominent la production de l’artiste en réunissant de 50 à 60 toiles provenant d’institutions publiques et de collections privées du monde entier. Cette exposition sera la première consacrée à l’artiste en Amérique du Nord depuis 1987, sa toute première exposition monographique au Canada et sa première dans un musée national français depuis 1941.

Berthe Morisot a été une des fondatrices du groupe impressionniste à la fin de l’année 1873, qui a conduit à la première exposition l’année suivante. Elle a été immédiatement reconnue comme une des artistes les plus novatrices du mouvement, et, malgré les quolibets qui ont entouré la naissance de l’impressionnisme, elle gagne les éloges de critiques et d’amateurs influents. Aujourd’hui, elle reste pourtant moins connue que ses homologues impressionnistes, comme Claude Monet, Edgar Degas et Pierre-Auguste Renoir. Organisée et préparée conjointement par Sylvie Patry, conservatrice en chef et directrice de la conservation et des collections du Musée d’Orsay, à Paris, et commissaire invitée à la Fondation Barnes, et Nicole R. Myers, conservatrice Lillian et James H. Clark de la peinture et de la sculpture européennes au Dallas Museum of Art, l’exposition Berthe Morisot, femme impressionniste mettra en lumière et réaffirmera le rôle de l’artiste en tant que personnalité incontournable du mouvement impressionniste et du développement de l’art moderne à Paris pendant la seconde moitié du 19e siècle.

Berthe Morisot est assurément considérée aujourd’hui comme une des artistes majeures de l’impressionnisme. L’exposition retracera le parcours exceptionnel d’une peintre, qui, à rebours des usages de son temps et de son milieu, est devenue une figure essentielle des avant-gardes parisiennes, de la fin des années 1860 jusqu’à sa mort en 1895. Peindre d’après modèle lui permet en effet d’explorer plusieurs thématiques de la vie moderne, telles que l’intimité de la vie bourgeoise de l’époque, le goût de la villégiature et des jardins, l’importance de la mode, le travail domestique féminin, tout en brouillant les frontières entre intérieur/extérieur, privé/public ou fini/non fini. Pour Morisot, la peinture doit s’efforcer de « fixer quelque chose de ce qui passe ». Sujets modernes et rapidité d’exécution ont donc à voir avec la temporalité de la représentation, et l’artiste se confronte inlassablement à l’éphémère et au passage du temps. Ainsi, les dernières œuvres de Morisot, caractérisées par une expressivité et une musicalité nouvelles, invitent à une méditation souvent mélancolique sur ces relations entre l’art et la vie.

L'Exposition

Organisée en partie de façon chronologique, l’exposition examinera les périodes et les thèmes suivants de son œuvre :

  • Devenir peintre – La première section est consacrée aux années de formation de Morisot du milieu des années 1860 à la première exposition impressionniste. Avec ses sœurs, Morisot reçoit une formation artistique comme les jeunes filles de son milieu, mais très vite, en choisissant pour guide un artiste comme Corot et des interlocuteurs tels que Manet ou Degas, rencontrés à la fin des années 1860, Morisot s’engage dans la voie de la peinture indépendante préférant les couleurs claires et les sujets inspirés de la vie moderne. Sa participation à la première exposition impressionniste de 1874 scelle son rôle au sein du mouvement.
  • Figure en plein air – Dès la fin des années 1860, Morisot entend renouveler la peinture de figures en peignant en plein air. Elle multiplie les tableaux mettant en scène son entourage familial à Paris, dans des jardins ou au bord de la mer, mêlant évocation des loisirs bourgeois et innovation picturale.
  • Mode, féminité et la Parisienne – L’attention portée à la mode et à la toilette est au cœur des préoccupations des impressionnistes soucieux de raviver l’art de leur temps par la peinture de la vie moderne. Cette section rassemblera des tableaux de figures et des portraits où le raffinement des robes de bal rivalise avec celui des intérieurs et où se déploie le rituel intime de la toilette ou du lever.
  • Femmes au travail – Morisot s’est fait le témoin de la vie bourgeoise domestique. On oublie souvent que l’artiste, elle-même au travail, choisit de dépeindre des femmes au travail, telles que cuisinières, bonnes ou nourrices.
  • Achevé et inachevé – Une des caractéristiques les plus souvent relevées et vilipendées par la presse de l’époque est le caractère inachevé des tableaux de Morisot, qui se joue délibérément des frontières établies entre esquisse et fini. Ses expérimentations deviennent de plus en plus audacieuses et culminent au début des années 1880 avec les scènes de plein air peintes dans le jardin de la maison qu’elle loue à Bougival. L’artiste fusionne figures et fonds.
  • Fenêtres et seuils – À bien observer les tableaux de Morisot, les espaces y sont souvent complexes. Elle affectionne les espaces de transition ou lumineux comme les vérandas, les fenêtres ou les seuils, autant d’éléments de la composition qui permettent de brouiller les frontières entre intérieur et extérieur. C’est aussi une occasion pour l’artiste de multiplier les jeux de lumière et de reflet, tandis que le modèle prend place dans des espaces comme transitoires.
  • Un atelier à soi – Virgina Woolf insistait sur l’importance d’une chambre à soi dans le processus de création féminine. Les peintures des dernières années, le début des années 1890, met en scène les intérieurs parisiens de Berthe Morisot. Elle y multiplie les références artistiques à travers des jeux de tableaux dans le tableau, ou en mettant en scène la pratique musicale. Sa touche, qui devient longue et sinueuse, et les couleurs plus stridentes, semblent mettre la réalité à distance et jouer des correspondances entre sons et couleurs, non sans affinité avec une sensibilité symboliste.  

Organisation de l’exposition

Berthe Morisot, femme impressionniste est organisée par le Musée national des beaux-arts du Québec, la Fondation Barnes, le Dallas Museum of Art et les Musées d’Orsay et de l’Orangerie. Le commissariat de l’exposition est assuré par Sylvie Patry, conservatrice en chef et directrice de la conservation et des collections du Musée d’Orsay, à Paris et commissaire invitée à la Fondation Barnes, et Nicole R. Myers, conservatrice Lillian et James H. Clark de la peinture et de la sculpture européennes au Dallas Museum of Art.

Itinérance de l’exposition

  • Musée national des beaux-arts du Québec, Québec (du 21 juin au 23 septembre 2018)
  • La Fondation Barnes, Philadelphie (du 20 octobre 2018 au 14 janvier 2019)
  • Dallas Museum of Art, Dallas (du 24 février au 26 mai 2019)
  • Musée d’Orsay, Paris (du 17 juin au 22 septembre 2019)

LA Fondation Barnes

La Fondation Barnes est un établissement culturel et éducatif sans but lucratif qui partage sa collection incomparable d’œuvres d’art avec le public, organise des expositions spéciales et présente une programmation qui encourage de nouvelles façons d’envisager la créativité humaine. La collection est présentée en ensembles qui intègrent les œuvres d’art et les objets de toutes les cultures et les époques, rejetant les hiérarchies traditionnelles et révélant des éléments universels de l’expression humaine. Abritant l’une des plus belles collections au monde de peintures impressionnistes, néo-impressionnistes et modernes – dont les plus grands ensembles existants de peintures de Pierre-Auguste Renoir et Paul Cézanne –, la Fondation Barnes rassemble des chefs-d’œuvre renommés d’artistes tel que Henri Matisse, Pablo Picasso, Amedeo Modigliani et Vincent Van Gogh, ainsi que de l’art de l’Antiquité, du Moyen-Âge, de la Renaissance, en plus d’art non occidental, de métallerie, de mobilier et d’art décoratif.

Dallas Museum of Art

Fondé en 1903, le Dallas Museum of Art (DMA) est l’un des dix plus grands musées d’art aux États-Unis et se distingue par son engagement envers la recherche, l’innovation et son engagement public. Au cœur du musée et de ses programmes se trouve sa collection mondiale, qui comprend plus de 24 000 œuvres et s’étend sur 5 000 ans d’histoire, représentant un éventail de cultures du monde. Depuis que l’entrée est redevenue gratuite en 2013, le DMA a accueilli plus de 3,2 millions de visiteurs. Pour de plus amples renseignements, rendez-vous au DMA.org. Le Dallas Museum of Art est financé, en partie, par la générosité de ses membres et des donateurs, des citoyens de Dallas par l’entremise du bureau des affaires culturelles de la ville de Dallas et de la Texas Commission on the Arts.

Musée d’Orsay

Situé dans une ancienne gare inaugurée en 1900 avant d’être rénovée pour remplir son rôle actuel, le Musée d’Orsay est reconnu mondialement depuis son ouverture en décembre 1986. Dédié à la seconde moitié du 19e siècle, il présente des collections d’œuvres d’art crées entre 1848 et 1914. Tous les mouvements artistiques de l’époque y sont représentés, notamment l’impressionnisme, le réalisme, le naturalisme, le néo-impressionnisme, le symbolisme et les peintres illustres. Sa nature multidisciplinaire rassemble toutes les disciplines artistiques: peinture, sculpture, art décoratif, objets d’art, architecture, ainsi que dessin et photographie. Depuis le 1er juin 2010, le Musée de l’Orangerie est rattaché au Musée d’Orsay au sein d’un seul et même établissement public.

Crédits:

  • Berthe Morisot, Jeune femme en gris étendue, 1879. Huile sur toile, 60 x 73 cm. Collection particulière, Paris.
  • Berthe Morisot, L’Ombrelle verte, 1873. Huile sur toile, 46 x 71,8 cm. Cleveland Museum of Art, Hanna Fund, 1950.89
  • Berthe Morisot, Le Berceau, 1872. Huile sur toile, 56 x 46 cm. Musée d’Orsay, acquis par le Louvre (1930) RF2849
  • Berthe Morisot, Eugène Manet à l’île de Wight, 1875. Huile sur toile, 38 x 46 cm. Paris, Musée Marmottan-Monet

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