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Art inuit. La collection Brousseau Ilippunga

En tout temps

Découvrez une centaine d’œuvres choisies à même la riche collection d’art inuit du MNBAQ, la quatrième en importance au Canada et qui a été constituée en 2005 grâce à un don du collectionneur Raymond Brousseau et à la contribution financière d’Hydro-Québec. Les œuvres sont déployées dans une salle du pavillon Lassonde imprégnée par la lumière du Nord.

Une scénographie audacieuse inspirée des paysages nordiques permet une toute nouvelle appréciation de l’art inuit en mettant en valeur une sélection d’œuvres exécutées au cours des 60 dernières années, par plus de 60 artistes originaires du Nunavik (Québec), du Nunavut et des Territoires du Nord-Ouest. 

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    David Ruben Piqtoukun, Ours-chaman, 1985. Stéatite, ivoire et corne, 38,1 x 34 x 16,1 cm. Musée national des beaux-arts du Québec, Collection d'art inuit Brousseau, don de Raymond Brousseau. Photo: MNBAQ, Paul Dionne.

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    Judas Ullulaq, Boeuf musqué au visage humain, 1994. Pyroxénite, corne de boeuf, bois de caribou et albâtre, 41,4 x 49,3 x 54,7 cm. Musée national des beaux-arts du Québec, Collection d'art inuit Brousseau, achat grâce à une contribution spéciale d'Hydro-Québec. Photo: MNBAQ, Paul Dionne.

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    Osuitok Ipeelee, Sedna, déesse de la mer, 1996. Serpentinite, 31,8 x 42 x 15,6 cm. Musée national des beaux-arts du Québec, Collection d'art inuit Brousseau, don de la Galerie Brousseau et Brousseau inc. Photo: MNBAQ, Paul Dionne.

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    Goota Ashoona, Grand-mère jouant de l'accordéon, 2002. Os de baleine, 7,8 x 9,6 x 6,5 cm. Musée national des beaux-arts du Québec, Collection d'art inuit Brousseau, achat grâce à une contribution spéciale d'Hydro-Québec. Photo: MNBAQ, Paul Dionne.

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L’art inuit tel que nous le connaissons est une manifestation artistique toute récente dans l’histoire de l’humanité, donc un art typiquement contemporain. Les œuvres proposées – 78 grands formats et 26 miniatures – ont été réalisées à partir de matériaux puisés à même le sol tels que la serpentinite, la stéatite et diverses parties d’animaux (os de baleine, bois de caribou ou encore de l’ivoire). Les œuvres témoignent du sens de l’observation aigu des artistes; les plus réalistes attestent leur dextérité et les plus abstraites, leur ingéniosité. Elles reflètent les liens étroits avec toutes les formes de vie de l’Arctique, qui leur inspirent le plus grand respect, et traduisent l’importance de la famille et de la collectivité. Elles en disent long, enfin, sur la connaissance du milieu et de la tradition, qui a permis aux Inuits de survivre pendant des millénaires sous le climat riche mais souvent impitoyable du Nord. Quant à Ilippunga, le titre de l’exposition, il signifie « j’ai appris ». Ce titre évoque le rôle de la tradition orale et exprime l’importance, pour les peuples de l’Arctique canadien, du rapport qu’ils entretiennent avec la nature, les animaux et les membres de leur communauté.

Les sept thématiques de l’exposition ont été développées par la commissaire invitée, Heather Igloliorte, professeure à l’Université Concordia, à Montréal, autour du concept inuit Inuit Qaujimajatuqangit, qui englobe la connaissance de l’environnement et de l’écosystème, les valeurs sociales, la langue, les habiletés essentielles à la survie, la cosmologie et la vision du monde propres à la culture du Grand Nord canadien et dont les artistes ont imprégné leurs œuvres. La commissaire est également allée à la rencontre d’interlocuteurs inuits afin d’illustrer ce système de valeurs en leur donnant la parole.

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