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Fernand Leduc Peintre de lumière

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Fernand Leduc a traversé les grands mouvements de l’abstraction du 20e siècle québécois, passant d’un art à la gestualité expressive à une quête quasi mystique de la couleur, en passant par la rigueur géométrique. Une salle dédiée à ce grand peintre de la lumière.

Fernand Leduc a déjà déclaré : « En tant qu’artiste, je me situe dans la lignée impressionniste des “peintres de lumière”. » De la gestuelle automatiste des débuts aux toiles monochromes des dernières années, c’est cette recherche de la lumière par la couleur qui anime constamment l’artiste, une quête née de la « nécessité intérieure », comme il se plaît à le dire. La peinture de Leduc, non figurative, raconte néanmoins un paysage de combat avec la matière, puis traduit la lumière d’une contrée ou devient un ensemble de signes colorés qui se détachent d’un fond apparaissant comme en transparence. Puis les formes s’organisent en masses colorées et se géométrisent. Finalement, la couleur devient la seule véritable voie, en route « vers les îles de lumière ». Ce sont les « microchromies » obtenues par les multiples superpositions de minces couches pigmentées, qui explorent cette forme de couleur-lumière.

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    Fernand Leduc, Viva Canaletto, suite et fin, 1989. Acrylique sur toile, 133 x 431 cm (ensemble) Collection du Musée national des beaux arts du Québec, don de l'artiste (2013.380). © Succession Fernand Leduc / SODRAC (2013). Crédit photo : MNBAQ, Jean-Guy Kérouac

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    Fernand LeducTriptyque ocre-violet-rouge, 1965. Huile sur toile, 195,4 x 291,6 cm. Coll. MNBAQ © Succession Fernand Leduc / SODRAC (2013)

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    Fernand LeducLa Dernière Campagne de Napoléon, 1946. Huile sur carton, 50,8 x 65,3 cm. Coll. MNBAQ © Succession Fernand Leduc / SODRAC (2013)

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    Fernand LeducPortes rouges, 1955. Huile sur toile, 73 x 92 cm. Promesse de don de l'artiste © Succession Fernand Leduc / SODRAC (2013)

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    Fernand LeducJaune, 1962. Huile sur toile, 162,4 x 129,8 cm. Promesse de don de l'artiste © Succession Fernand Leduc / SODRAC (2013)

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Repères chronologiques

1916
Fernand Leduc naît le 4 juillet, à Viauville, en banlieue de Montréal.

1938
Leduc étudie à l’École des beaux-arts de Montréal.

1941
Leduc rencontre Paul-Émile Borduas et séjourne chez ce dernier à Saint-Hilaire au cours de l’été suivant.

1943
Aux côtés, notamment, de Charles Daudelin, Pierre Gauvreau, Thérèse Renaud, Françoise Sullivan et Jacques de Tonnancour, Fernand Leduc participe à l’exposition Les Sagittaires, à la galerie Dominion, à Montréal.

1944
Leduc devient membre de la Contemporary Arts Society (CAS).

1946
En avril, Leduc participe à la première exposition de peinture du groupe qu’on appellera plus tard les automatistes, sur la rue Amherst, à Montréal.

1947
Après la deuxième exposition des automatistes sur la rue Sherbrooke, à Montréal, il séjourne à Paris en compagnie de Thérèse Renaud qu’il épouse le 27 mai. L’artiste participe à l’exposition Automatisme à la Galerie du Luxembourg, puis il rencontre André Breton à deux reprises.

1948
Le manifeste Refus global, qui comprend, notamment, un texte de Fernand Leduc, « Qu’on le veuille ou non », est publié.

1950
Leduc se joint à Riopelle pour l’exposition Leduc-Riopelle, à la Galerie Raymond Creuze, à Paris. Il séjourne à La-Flotte-en-Ré, en Charente, ce qui donne lieu à la série Île de Ré (second séjour en 1951). Puis, il expose une soixantaine d’huiles et de gouaches au Cercle universitaire de Montréal.

1953
Après quelques années en Europe, Leduc retourne à Montréal et participe à l’exposition Place des Artistes. 

1954
On peut observer son travail à l’exposition La Matière chante.

1956
Très actif, Leduc devient fondateur et président de l’Association des artistes non figuratifs de Montréal, dont la première exposition se tient au restaurant Hélène-de-Champlain sur l’île Sainte-Hélène.

1957
Fernand Leduc reçoit le premier prix ex æquo lors des Concours artistiques de la province de Québec (arts décoratifs) avec une tapisserie intitulée Rencontre totémique à Chilkat, exécutée par Mariette Rousseau-Vermette sur un carton créé par Leduc.

1959
Leduc retourne à Paris et s’y installe.

1966
Le Musée du Québec et le Musée d’art contemporain de Montréal organisent et présentent l’exposition Fernand Leduc.

1970
La Galerie nationale du Canada organise une exposition itinérante d’œuvres récentes, et le Musée d’art contemporain de Montréal  organise et présente une rétrospective de son œuvre.

1977
Leduc est lauréat du prix Victor-Martyn-Lynch-Staunton du Conseil des arts du Canada. Le Centre culturel canadien, à Paris, prépare et présente l’exposition Microchromie gris puissance 6 qui est ensuite reçue au Musée municipal de Brest.

1980
Le Musée d’art contemporain de Montréal et le Musée du Québec préparent et présentent l’exposition Fernand Leduc : dix ans de microchromies 1970/1980.

1981
À partir de ce moment et jusqu’en 2004, Leduc passe ses étés à Casano, à la frontière de la Ligurie et de la Toscane, en Italie.

1985
Le Musée des beaux-arts de Chartres produit et présente l’exposition Fernand Leduc, de 1943 à 1985, l’artiste étant établi dans la région depuis 1975. 

1988
Leduc reçoit le prix Paul-Émile-Borduas.

1997
Le Musée du Québec produit et présente l’exposition Fernand Leduc : œuvres récentes (1992-1996).

2006
Le Musée national des beaux-arts du Québec produit et présente l’exposition Fernand Leduc. Libérer la lumière. C’est ensuite le retour et l’installation de l'artiste à Montréal.

2014
Fernand Leduc décède le 28 janvier, à Montréal.

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