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Jean-Paul Riopelle Métamorphoses

En tout temps

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Jean-Paul Riopelle, le créateur aux multiples facettes, a su continuellement réinventer sa pratique artistique. La force créatrice multiforme et le caractère insatiable de l’artiste sont à l’honneur avec cette nouvelle salle qui lui est consacrée.

L’art de Riopelle est mêlé à l’histoire des avant-gardes européennes et américaines du 20e siècle, dont l’artiste a fréquenté les membres au début de sa carrière. Il est également lié aux questionnements relatifs à l’abstraction et à la figuration que Riopelle a tour à tour privilégiées au gré de ses pulsions créatrices. Ce dernier n’a pourtant jamais cessé de poursuivre une vitalité et une diversité qui s’expriment aussi bien lorsqu’il étale la matière dans des effets de mosaïque que lorsqu’il recourt de nouveau à la figure, notamment à partir des années 1960. Pour plusieurs, il était notre Picasso.

L’œuvre de Riopelle continue de fasciner et fait l’objet de recherches qui, encore récemment, s’intéressaient à la sculpture de l’artiste, à ses estampes, à ses dessins, faisant ressortir des aspects méconnus d’une pratique multiforme. Cette constante redécouverte des ramifications de sa production réaffirme l’étendue de son art et permet à de nouvelles figures de se substituer à celle, mythique, du « trappeur supérieur » que lui avait accolée André Breton lorsqu’il l’avait accueilli au sein du mouvement surréaliste dans les années 1940. Riopelle est un passeur de sensibilité.

Tout porte à croire que Riopelle a couvert un territoire de création passablement plus large que ce que laissent envisager les œuvres abondamment diffusées des années 1950 – les majestueuses mosaïques réalisées à la spatule. Il devient ainsi un artiste touche-à-tout dont l’inventivité n’a pas fini de se dévoiler. Les œuvres réunies pour l’exposition – tableaux, bronzes, lithographies, collages – viennent d’ailleurs témoigner de l’extrême polyvalence de l’artiste et de sa soif inégalée de créer.

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    Jean-Paul Riopelle, Poussière de soleil, 1954. Huile sur toile, 245,2 x 345,3 cm. Coll. MNBAQ © SODRAC

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    Jean-Paul Riopelle, Chicago II, 1958. Huile sur toile, 250 x 300 cm. Coll. MNBAQ © SODRAC

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Repères chronologiques

1923
Jean-Paul Riopelle naît le 7 octobre à Montréal, rue De Lorimier.

1943-1946
Riopelle étudie à l’École du meuble, où il suit l’enseignement de Paul-Émile Borduas. Il participe à la première exposition du groupe des automatistes à Montréal, en 1946.

1947
Riopelle rencontre André Breton à Paris. Il signe le manifeste surréaliste Rupture inaugurale.

1948-1949
Parution à Montréal, en août 1948, du manifeste Refus global, rédigé par Borduas; Riopelle figure parmi les 16 signataires. À la fin de la même année, il s’installe en France. Il tient sa première exposition individuelle à Paris, en 1949.

1954
Riopelle expose pour la première fois à la Galerie Pierre Matisse, à New York. Il participe également à la Biennale de Venise avec Paul-Émile Borduas et Bertrand Charles Binning.

1962
Riopelle représente le Canada à la Biennale de Venise. Il obtient un prix de l’Unesco. À la suite de cet événement, la Galerie nationale du Canada réalise l’exposition Jean-Paul Riopelle. Peinture et sculpture qui circulera dans différentes villes canadiennes et à Washington.

1967
Le Musée du Québec organise une rétrospective de son œuvre : Peintures et sculptures de Riopelle. À cette occasion, l’artiste offre au Musée du Québec le grand assemblage Sans titre.

1974
Riopelle se fait construire un atelier dans les Laurentides. Dès lors, il partage son temps entre la France et le Québec.

1980-1982
Le ministère des Affaires extérieures du Canada présente la grande exposition rétrospective Jean-Paul Riopelle : Peinture 1946-1977, en collaboration avec le Musée du Québec et le Musée national d’art moderne (Centre national d’art et de culture Georges-Pompidou, Paris). L’exposition voyagera en France, au Québec, au Mexique et au Venezuela.

1981
Le gouvernement du Québec remet le prestigieux prix Paul-Émile-Borduas à Riopelle.

1991
Le Musée des beaux-arts de Montréal organise l’exposition Riopelle à l’occasion de l’ouverture du pavillon Jean-Noël-Desmarais.

1992-1996
Riopelle réalise à son atelier de l’île aux Oies L’Hommage à Rosa Luxemburg, qui sera présenté, en 1993, chez Michel Tétreault Art International, à Montréal. Durant l’été 1995, l’imposant triptyque est exposé en France, au château de La Roche-Guyon, non loin de Paris, avec le concours du Musée du Québec. Celui-ci le présente à son tour en 1996, et l’événement attire pas moins de 33 000 visiteurs en l’espace de cinq semaines.

2000
En mai, le Musée du Québec consacre, en permanence, une salle à
Jean-Paul Riopelle et à son œuvre.

2002
Jean-Paul Riopelle meurt à l’Isle-aux-Grues, le 12 mars.
 

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