Cinéma
Image tirée du film Mon amour : c’est pour le restant de mes jours // FIFA
Cinéma
En ouverture du FIFA
« La vie passe à travers les films. »
Dans ce documentaire des plus intimes, la réalisatrice québécoise André-Line Beauparlant prend la caméra pour mieux comprendre la vie et l’œuvre de son amoureux, le cinéaste Robert Morin.
Alors que l’image, composée d’extraits de films, de séquences de tournage, de conversations et d’archives personnelles, révèle les dessous et l’envers du décor de leur collaboration au cinéma et dans la vie, la narration compose une biographie double qui réfléchit l’amour, l’obsession, le passage du temps et la mort.
Guidé par un profond désir d’aller à la rencontre de l’autre, Mon amour : c’est pour le restant de mes jours est une lettre d’amour, un journal du quotidien, une proposition résolument féministe : celle de conjuguer la création au pluriel.
Le film est présenté en Compétition internationale – longs métrages et en Compétition nationale – longs métrages, en présence d'André-Line Beauparlant, de Robert Morin et de l’équipe du film.
Diplômée en cinéma de l’Université de Montréal et en scénographie de l’École nationale de théâtre, André-Line Beauparlant s’est d’abord imposée comme directrice artistique sur plus d’une vingtaine de films d’auteur marquants, dont Gaz Bar Blues (2003), Incendies (2010) et Tu dors Nicole (2014). Elle amorce sa carrière de réalisatrice avec Trois princesses pour Roland (2001), primé à Hot Docs, puis signe Le petit Jésus (2004), Panache (2007) et Pinocchio (2015). Son cinéma, intime et sensible, explore la mémoire, la transmission et les liens humains à travers une approche profondément personnelle.
Figure majeure du cinéma indépendant québécois, Robert Morin est reconnu pour une œuvre audacieuse et prolifique qui interroge les marges sociales, la morale et les mécanismes du pouvoir. Cofondateur de la Coop Vidéo de Montréal, il développe dès les années 1970 un langage cinématographique singulier, mêlant fiction, documentaire et autofiction. Son regard incisif et expérimental a marqué plusieurs générations de cinéastes. Par son engagement artistique et sa liberté formelle, Robert Morin a contribué de façon déterminante à l’évolution du cinéma d’auteur au Québec.