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Cinéma

Regard cinématographique sur 350 ans de pratiques artistiques au Québec

Les samedis et dimanches, 2 et 3 février, 2 et 3 mars, 6 et 7 avril, 4 et 5 mai | 14 h 

Krieghoff, Suzor-Coté, Laliberté, Riopelle, Ferron, Livernois, Vaillancourt et bien d’autres géants de l’art québécois sont au programme du cinéma du Musée cet hiver !

En marge de l’exposition 350 ans de pratiques artistiques au Québec, le MNBAQ présente huit séries cinématographiques, 24 films mettant en lumière les maîtres de l’art du Québec. Voyez des classiques, des inédits et des films oubliés grâce au travail de recherche de notre commissaire invité, Michel Savoy.

Programmation

2 février 

4 artistes canadiens, Albert Tessier, 13 min.

 

Réalisé en 1939 par Albert Tessier, un pionnier du documentaire québécois, un film muet rare et précieux sur l’art au Canada français de l’époque. Y sont présentés Horatio Walker à sa demeure de l’Île d’Orléans, Clarence Gagnon en train de peindre, Ozias Leduc, le sage de Saint-Hilaire travaillant minutieusement, et Rodolphe Duguay de la région de Nicolet, visité par des amis.  

Krieghoff ou le cabinet d'un peintre populaire, Jean Roy, 51 min.

Illustration de l’œuvre de Cornélius Krieghoff  à travers une centaine de ses tableaux. Des historiens de l’art, dont Gérard Morisset, commentent ces peintures romantiques aux couleurs vives dont plusieurs ont pour thème des paysages bucoliques d’automne et d’hiver québécois du 19e siècle. 

René Richard | Sur les pas de René Richard, Esther Pelletier, 52 min.

 

La cinéaste Esther Pelletier pose un regard sur son grand-oncle, le peintre René Richard. Un portrait attendri sur cet homme d’exception, sa vie aventurière et son œuvre qui s’inscrit à la fois dans les deux courants de la figuration et de la non-figuration émergeant au Québec, à partir des années 50.

Villeneuve, peintre-barbier, Marcel Carrière, 16 min.

 

Peintre naïf, comme lui-même se définissait, Arthur Villeneuve, un barbier de Chicoutimi, mais aussi un artiste, a fait de sa propre maison une œuvre entière en en peignant les murs intérieurs et extérieurs. Son épouse et lui présentent leur demeure qui, au fil des ans, est devenue une véritable chronique de leur époque.

3 février

7 peintres du Québec, Graham McInnes, 17 min.

 

Regard d’ensemble sur sept figures marquantes de la peinture québécoise : Suzor-Côté, Clarence Gagnon, Marc-Aurèle Fortin, Alfred Pellan, Henri Masson, Jean-Paul Lemieux et André Biéler.  Leur présentation, qui se veut plus un survol qu’une analyse en profondeur montre ainsi autant la diversité de leur style que la pluralité artistique de leur époque.

Lemieux | Québec en silence, Gilles Gascon, 10 min.

 

Dix minutes de silence quasi complet pendant lesquelles des tableaux de Jean-Paul Lemieux alternent avec des paysages et personnages dont ils ont été inspirés. Et puis soudain, quelques mots de Lemieux …

Marc-Aurèle Fortin 1888-1970, André Gladu, 60 min.

À la fois documentaire et fiction, une reconstitution du destin tragique du peintre paysagiste Marc-Aurèle Fortin qui a laissé une forte empreinte dans l’imaginaire québécois avec ses compositions de grands ormes et ses scènes rurales hautement colorées. À l’aide de documents d’archives, de témoignages de gens qui l’ont connu et aussi en des séquences dramatisées d’événements marquants, la vie de Fortin, dans toute sa complexité, est évoquée avec beaucoup d’acuité.

Paul-Émile Borduas (1905-1960), Jacques Godbout, 21 min.

Portrait de Paul-Émile Borduas, chef de file de toute une génération, qui aura marqué le Québec, autant par ses quarante années de peinture que par ses réflexions sur la société dans laquelle il vivait et contre laquelle il se rebella.

Voir Pellan, Louis Portugais, 19 min.

Court métrage presque didactique dans lequel Pellan expose sa démarche artistique à travers son parcours qui l’amena de Québec jusqu’à Paris où il découvrit l’art moderne.  Une multitude de tableaux de Pellan apparaissent telle une toile de fond à son propos.

2 mars

Suzor-Côté, Serge Giguère, 52 min.

 

Artiste précurseur du milieu des arts qui annoncera la révolution de la peinture québécoise des années quarante, Marc-Aurèle Suzor-Côté se démarqua par une rare fougue créatrice. Entre scènes d'époque, documents d'archives, anecdotes, et savoureux témoignages, le film retrace un parcours artistique exceptionnel.

Alfred Laliberté sculpteur 1878-1953 : Esquisse d'un homme et de son époque, Jean Pierre Lefebvre, 80 min.

 

Réalisé par Jean Pierre Lefebvre, et avec Paul Hébert, un portrait de l’illustre et prolifique sculpteur (plus de 900 sculptures et 500 peintures) Alfred Laliberté.  Toute sa vie, il a écrit sur son travail, son époque et ses amis, et c’est par ces textes que le réalisateur lui rend hommage.

3 MARS

Rita Letendre | La couleur de l'émotion, Michel Moreau, 50 min.

 

Rita Letendre réalise un tableau lors du symposium de 1998 à Baie-St-Paul. Le cinéaste, Michel Moreau, en suit l’évolution, du début à la fin. Tous deux engagent un dialogue, en temps réel, sur l’œuvre que Letendre est en train de créer, sur ses questionnements, ses techniques, ses choix de couleurs, le sens qu’elle leur donne, et l’émotion qui s’en dégage.

Ferron, Marcelle, Monique Crouillère, 52 min.

 

À travers ses peintures, sculptures, verrières et décors de théâtre, l’évocation de la vie, la personnalité, l’œuvre et la carrière de cette grande artiste québécoise de réputation internationale. Femme rebelle, peintre solitaire, mais aussi personnage public défendant la liberté de l'artiste ou celle de la femme, la justice ou l'égalité sociale, Marcelle Ferron aura su suivre une démarche farouchement indépendante.

6 avril

Ozias Leduc... Comme l'espace et le temps, Michel Brault, 58 min.

 

Un documentaire de Michel Brault nous présentant Ozias Leduc, une figure dominante de la peinture québécoise. S’appuyant sur les écrits de l’écrivain Robert de Roquebrune qui était un ami de Leduc, et de celui qui fut son protégé dès l’âge de 15 ans, Paul-Émile Borduas, le film s’intéresse autant à l’homme qu’à l’artiste qui fut aussi décorateur d’église.

Riopelle (1982), Marianne Feaver et Pierre Letarte, 54 min.

 

Si ses tableaux sont connus à travers le monde, Jean-Paul Riopelle aura cependant toujours su protéger sa vie privée. Le film de Feaver et Letarte lève un peu le voile sur la personnalité du peintre le plus important de toute l’histoire du Québec en portant un regard sur l'homme derrière l'artiste, et le génie créateur derrière l'œuvre, au gré de ses activités journalières.

Aristide Gagnon .. Le 8e jour, Richard Lavoie, 24 min.

 

Peintre, sculpteur et grand maître du bronze, Aristide Gagnon poursuit une démarche artistique depuis une soixantaine d’années. Richard Lavoie nous le présente à l’œuvre dans son atelier du quartier Saint-Roch, réfléchissant sur son art et la vie.

7 AVRIL

Jules Ernest Livernois, Sophie Bégin, 30 min.

Dans l’histoire de la ville de Québec, la famille Livernois se consacra pendant près de 120 ans à la photographie, créant pour ainsi dire un album inestimable sur leur ville et ses citoyens. Les historiens Michel Lessard et Yves Beauregard relatent les faits marquants du parcours artistique de l’un des plus illustres membres de cette famille, Jules-Ernest Livernois. 

La peinture en Nouvelle-France, François Brault, 29 min.

Durant tout le XVII e siècle, la Nouvelle-France n'aura compté que cinq peintres professionnels dont le Frère Luc, peintre du roi devenu Récollet, et Pierre LeBer, premier artiste né au Canada. Ce document examine les thèmes abordés et les différentes techniques utilisées en peinture à l'époque.

La peinture votive, François Brault, 29 min.

 

Offrir à un lieu de culte une peinture  en mémoire d'un vœu, ou en remerciement d'une faveur obtenue, relevait de la peinture votive.  Cette pratique était coutumière au pays de la Nouvelle-France, une société profondément religieuse, où  il était tout à fait naturel de s'en remettre à l'intervention divine. Cet autre documentaire du prolifique François Brault présente certains exemples de peinture votive au Québec en analysant leurs composantes, et en expliquant le langage qui les caractérise.

4 mai

Joseph Légaré, un Québécois retrouvé, Raymond Brousseau, 57 min.

 

Superbe documentaire réalisé par Raymond Brousseau qui s’avère une redécouverte de celui qui, bien qu’il fut longtemps sous-estimé, est considéré comme étant le premier peintre portraitiste canadien, Joseph Légaré.  Son œuvre picturale, de plus de 250  tableaux, témoigne d’une connaissance importante des aspects sociaux et politique de son époque.

Napoléan Bourassa | Décorateur d'églises, François Brault, 29 min.

Mise en valeur du travail de Napoléon Bourassa qui accordait une grande valeur à l’enseignement et à la promotion de l’art. Exerçant autant la peinture, l’architecture, les lettres, la musique et la sculpture, ce grand artiste fut aussi un actif animateur culturel qui fit acheminer l’idée d’une école des beaux-arts au Québec.

François Baillargé, peintre, sculpteur et architecte, 1759-1830, François Brault, 25 min.

 

En 1778, le Séminaire de Québec envoie François Baillairgé étudier à l'Académie royale de peinture et de sculpture de Paris. De retour au pays, il manifestera son talent principalement dans la décoration intérieure des églises. C'est à Saint-Joachim de Montmorency que l'on retrouve la synthèse de son œuvre qui marque un point tournant dans la façon de décorer les églises au Québec.

L'atelier des Levasseur 1680-1794, François Brault, 26 min.

Charpentiers-menuisiers de tradition, les Levasseur sont à l’origine de la sculpture en Nouvelle-France, marquant ainsi tout le XVIIIe siècle de leur art qu’ils vont mettre spécialement au service de l'Église. Cet hommage à ces artistes dont les réalisations s’étendent sur plus de cent ans, illustre aussi en quelque sorte le transfert culturel des formes classiques françaises vers le Nouveau Monde.

5 mai

Vaillancourt : regarde si c'est beau John Blouin, 80 min.

Armand Vaillancourt est connu pour tout ce qu’il a sculpté, tant artistiquement que socialement, tant ici qu’ailleurs. C’est un géant comme on en croise rarement. Mais qu’est-ce qui a sculpté ce monument, cet homme ? Qu’est-ce qui lui donne cette force créatrice ? Ce documentaire intimiste s’approche comme jamais de Vaillancourt, se racontant, pensant à son présent, performant sa vie avec une authenticité désarmante.

Présenté en avant-première.

Les samedis et dimanches, 2 et 3 février, 2 et 3 mars, 6 et 7 avril, 4 et 5 mai | 14 h 

Gratuit

Salle Multi | pavillon central

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